Moi, exhibitionniste.

© Gio

Un fantasme…

Mon fantasme…

Moi, exhibitionniste.

Pour que vous compreniez mieux comment tout cela a commencé, il faut que je vous raconte l’histoire dès le début.

Quand j’étais adolescente, ma famille a voulu agrandir la maison familiale et pour cela, ils ont entrepris l’extension de celle-ci. Quand elle a été finie, j’ai emménagé dans l’une des nouvelles chambres au 3ème étage, car je grandissais, voulais me sentir un peu plus libre et avoir plus d’espace pour moi. De plus, je dois vous avouer que j’aimais beaucoup la structure des nouveaux espaces : de larges fenêtres et un grand volume pour ajouter un bureau, exactement ce qu’il me fallait. Alors que je déménageais mes affaires, j’ai décidé de ne pas mettre de rideaux, car depuis ma fenêtre, j’avais une magnifique vue dégagée sans vis-à-vis. Je ne voyais que les toits des maisons environnantes et les jardins des voisins, sauf deux maisons un peu plus loin, dont le dernier étage était presque aussi haut que le mien, mais je me suis dit que c’était de toute façon trop loin et je ne voyais jamais personne sur place.

Puis un jour, alors que je me changeais pour des vêtements plus confortables après l’école, j’ai aperçu un jeune homme assis, jouant de la guitare à cette fenêtre où je croyais qu’il n’y avait personne.

Je me suis couverte comme je l’ai pu, en essayant de cacher les parties les plus intimes de moi avec mes mains, mais rapidement, je me suis rassurée en me disant qu’il ne pouvait pas me voir.

Sans que je le sache, à ce moment précis, quelque chose avait changé à l’intérieur de moi.

Dès ce jour, quand je me déshabillais, je prenais tout mon temps et le faisais face à ma grande fenêtre, comme si le fait de penser qu’il y avait un voisin pas loin m’excitait. Je le voyais souvent, muni de sa guitare, et je pouvais à peine le voir pour juger de sa beauté, mais il dégageait quelque chose qui me plaisait et je l’ai surnommé Victor.

Pendant 2 ans, j’ai tout essayé : des mouvements sensuels au strip-tease torride pour Victor. Je découvrais ma féminité en même temps que je grandissais.

Daniela, une voisine et amie d’enfance qui habitait dans la maison en face de celle de « Victor », m’a un jour invitée à son anniversaire qu’elle ne fêtait qu’une fois tous les quatre ans, car elle était née un 29 février. Alors qu’on s’amusait avec d’autres amis, je vois entrer Victor qui salue Boris, le frère de Daniela. Mon cœur battait la chamade et quand on m’a présenté Juan Carlos (le vrai prénom de Victor), je me suis dit qu’il était bien plus mignon que ce que j’arrivais à apercevoir depuis ma fenêtre. Ça faisait tellement longtemps que je l’appelais Victor, que je dois vous avouer que dans ma tête je continuais à l’appeler comme ça. Nous avons d’abord discuté en groupe, puis les gens ont commencé à se diriger vers la piste de danse. Nous avons continué à discuter un moment avec Daniela et « Victor ». Puis, il m’a demandé si je voulais bien danser avec lui sur la chanson qui venait de résonner. J’ai accepté avec plaisir et le feeling est bien passé entre nous. Daniela nous a donné en cachette un verre de whisky-coca que nous avons partagé et nous avons continué de danser et rigoler jusqu’à ce que « Victor » aille aux toilettes. Quand il est revenu, il m’a rejoint dans la pergola et m’a embrassé.

J’ai répondu à son baiser, car j’en avais moi aussi très envie. Malheureusement, je n’ai pas aimé sa manière d’embrasser et j’ai été déçue. J’étais donc un peu ailleurs quand il m’a avoué, sourire en coin : « Je ne savais pas si c’était vraiment toi, alors j’ai demandé à Daniela qui me l’a confirmé. C’est toi que je vois depuis la fenêtre de ma salle de musique. Je vois quand tu te déshabilles et te trémousses pour moi. Ça m’excite et je me suis même déjà masturbé en te regardant. Tu me plais encore plus maintenant que je te vois et peux sentir ton odeur ». Je ne savais pas trop comment réagir, je ne savais pas quoi dire, il y avait trop d’informations à analyser sur le moment.

J’ai décidé de quitter la fête de mon amie et de ne plus jamais revoir « Victor ». J’aimais imaginer qu’il puisse me voir et être excité, mais d’apprendre que c’était vraiment le cas, c’en était trop pour moi.

Finalement, j’ai décidé de mettre de gros rideaux à ma fenêtre, de toujours faire attention avant de me déshabiller et de garder cela enfoui en moi… jusqu’à maintenant.

Mon fantasme est né avec Victor et cette fenêtre, mais il est bien différent aujourd’hui.

J’aimerais le réaliser avec mon homme : un homme timide, mais qui ose tout avec moi…

J’aimerais que nous louions un appartement avec des baies vitrées spécialement pour l’occasion…

J’aimerais mettre une musique sensuelle, laisser la porte entrouverte et commencer à me déshabiller petit à petit en imaginant son regard voyeur sur moi… 

J’aimerais sentir sa présence et son parfum bien avant de le voir…

J’aimerais qu’il s’approche petit à petit jusqu’à être face à moi et qu’il me sourie…

J’aimerais qu’il vérifie avec ses doigts à quel point je suis mouillée…

J’aimerais qu’au début il me goûte doucement, avec tendresse…

J’aimerais que peu à peu il se perde dans la passion et que ça devienne plus sauvage…

J’aimerais qu’on échange un regard complice et qu’on aille devant les baies vitrées…

J’aimerais qu’il me possède en sachant qu’on nous observe ​ peut-être…

J’aimerais l’accueillir en imaginant qu’un homme ou un couple nous observe en ce moment même et que ça éveille quelque chose en eux…

J’aimerais qu’on soit de plus en plus excités et le sentir devenir folie…

J’aimerais même que nous sortions au balcon pour que ceux qui nous voient puissent aussi jouir de nos gémissements conjoints…

J’aimerais que nous rigolions une fois la soirée terminée et m’endormir dans ses bras en sachant que nous pouvons tout partager…

Lady Annia

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par Anders Noren.

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