Acte II : Il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis.

(suite immédiate de l’Acte I, si vous ne l’avez pas encore lu, je vous invite à le faire)

Je sors l’orchidée humide de mon intimité et l’approche de ma bouche assoiffée qui ressent l’envie inexorable de goûter un tant soit peu de l’abondante cyprine qui est déposée dessus. Avec mes lèvres et à l’aide de ma langue, je la lèche avant de, cette fois-ci, parcourir petit à petit mon corps : d’abord mes tétons, que je pince aussi fort que possible avant de les soulager par la douce caresse du bois dont est fait ce jouet, puis mon ventre ainsi que mon bassin, qui ondulent avec sensualité dès qu’ils ressentent l’envie grandissante de laisser le plaisir m’envahir. Le haut de mes jambes tremblote dès que l’orchidée fait son apparition, comme s’il ne savait que trop bien d’où je m’approchais et ce que cela signifiait. Je continue l’exploration de mon corps avec cet objet du plaisir, jusqu’à arriver à nouveau devant ma fente, encore coulante de désir. Je fais des caresses appuyées avec le jouet pour essayer, petit à petit, d’aller plus loin, ce qui est bien plus aisé plus le temps passe et ma fleur éclot.

Je me surprends à manier, avec une dextérité que je ne me connaissais pas, ce jouet, qui est devenu partie intégrante de ma main et qui me donne un plaisir bien différent. Les mouvements se font naturels, mes gémissements sont bien présents avant de devenir des cris que je ne peux contrôler. Je bouge mon bassin dans le sens opposé aux mouvements de ma main et du jouet, et je ressens la température de mon corps monter considérablement. Je continue ces caresses et au bout de quelques minutes, qui m’ont parues beaucoup plus courtes qu’elles ne l’étaient, possédée par le moment et par l’extase, je jouis à nouveau mais plus fortement, laissant échapper un cri du plus profond de moi-même.

Je me demande si ce serait vraiment raisonnable si… Bon, la réponse est déjà toute trouvée, vu que je ne suis pas du tout raisonnable : je vais aller à la recherche d’un troisième orgasme avant de m’endormir. Ce doit être pour de telles occasions que l’expression « jamais deux sans trois » a été inventée, j’en suis sûre.

Je retire l’orchidée de mon sexe et la pose sur mon petit bouton d’amour qui est très gonflé en plus d’être très humide. Je le caresse de plus en plus vite et fort, tout en bougeant de façon circulaire mon bassin. Sans que je m’en rende vraiment compte, ces mouvements commencent à se faire tout seul et je pousse un cri de plaisir qui est accompagné de quelques larmes, témoignant de la puissance de ce moment et scellant ce pacte de plaisir avec ma nouvelle orchidée en bois.

Je me nettoie et prends une petite douche rapide. En sortant, j’aperçois le négligé rouge que je cherchais tout à l’heure et que je n’avais pas trouvé, puis le mets. En revenant sur mon lit, je prends mon téléphone pour le mettre à charger et vois alors un message de la part d’Alice. Je souris, même avant de l’avoir ouvert, car je l’aime beaucoup et qu’elle apporte une joie non dissimulée dans ma vie. En plus de cela, je ne peux pas nier qu’elle me connaît très bien et son cadeau de ce soir me le prouve encore une fois.

Je lis son message qui me fait sourire encore plus : »Demain 9h00 chez toi, je viens prendre un café car je dois te parler. SOIS RÉVEILLÉE !
P.S. Ne joue pas trop avec ton nouveau cadeau, car sinon tu vas être fatiguée »

Je mets un réveil à 8h45, me tourne et m’endors tellement rapidement que quand mon réveil sonne, le lendemain matin, j’ai cru un instant à une erreur.

Je me lève, mets mon peignoir et vais nonchalamment me laver le visage, histoire de ne pas me rendormir, même si j’en ai trop envie. Puis, je vais dans la cuisine allumer la machine à café.
Je m’assois sur mon canapé et reste plutôt silencieuse. On pourrait croire que je suis perdue dans mes pensées, mais ce n’est pas vraiment le cas : je suis juste encore trop fatiguée, tellement que je n’ai même pas la force de mettre de la musique sur le haut parleur.

Il est 8h58 quand je me demande si Alice va arriver à l’heure. Je saisis mon téléphone et vois un message de sa part : « Je suis en bas, ouvre-moi stp ». Elle m’a envoyé ce message il y a près de deux minutes. Je me traîne tant bien que mal jusqu’à l’entrée, et alors que j’allais appuyer sur le bouton pour lui ouvrir en bas, Alice toque à ma porte. J’ouvre, surprise qu’elle soit déjà là et me demandant comment elle a pénétré dans l’immeuble. Avant que je puisse lui demander quoi que ce soit, et comme si elle lisait dans mes pensées, elle me lance : « Ton nouveau voisin du deuxième est mignon et doit avoir notre âge… c’est lui qui m’a ouvert la porte en bas. Si j’étais célibataire, je n’aurais pas été contre faire sa connaissance de façon plus approfondie », tout en me lançant un regard malicieux et joueur. Je rigole de bon cœur et lui dit qu’elle commence déjà de bon matin à avoir des envies de luxure ! Elle me dit qu’elle est partie assez tard la veille et que du coup, elle n’a pas vu Manuel, ni joui comme d’autres ont pu le faire, elle en est sûre.

Je sens bien sa pique et ferme la porte avant de lui répondre : « Oui, ton cadeau est vraiment efficace… merci de toujours penser à mon plaisir ma Alice ! » Nous marchons jusqu’au salon et pendant que nous avançons, je vois à son regard qu’elle a des questions plein la tête. Je lui demande : « Avant de répondre à tes nombreuses questions, aimerais-tu un café ? » Ce à quoi elle me répond :  » Ça ne peut pas me faire de mal, et vu le froid, ça va nous réchauffer un petit peu, merci bien »

Je me dirige vers la cuisine pour nous servir des boissons chaudes et des madeleines au citron, les préférées d’Alice. Je sursaute quand je sens une main froide toucher mon épaule. Elle rigole et me dit de façon assez enfantine :  » Tu ne m’as pas fait de baiser quand je suis arrivée. » Je lui réponds taquine, vu notre relation particulière : « Sage ou pas sage ? » Elle me lance : « Les deux ». Du coup, pendant que ma tasse de cappuccino se remplit, je m’approche d’elle et lui fais les bisous que je ne lui avais pas fait lors de son arrivée. Dès qu’on finit, et sans que je m’y attende vraiment, elle m’étreint avec tendresse et me berce dans ses jolis bras, puis elle me dit que maintenant, nous pouvons passer aux choses sérieuses.

Elle prend son café, je prends mon cappuccino et les douceurs et nous retournons au salon. Je lui demande de quoi elle veut me parler. Elle ne me dit pas grand-chose et reste mystérieuse. Nous nous asseyons sur le divan, elle s’approche de moi et me demande comment se passe cette période de fêtes sans « Monsieur machin ». Je réfléchis un petit peu, histoire de lui répondre sincèrement : « Tu me connais depuis longtemps, tu sais que ça n’a pas été facile quand tout ça est arrivé, mais depuis, j’ai pris la page et l’ai brûlée. Et comme je n’étais pas sûre que ça soit suffisant, j’ai également brûlé le livre… » Elle s’approche encore plus de moi et me dit, tout en caressant mon bras : « Je le sais, c’est ce que je pensais et ce que j’ai dit aux filles. Mais alors, pourquoi ne veux-tu pas essayer les sites de rencontre ? » Je lui réponds : « Parce que je ne suis pas sûre de vouloir rencontrer quelqu’un en ce moment… et avec la chance que j’ai, il va encore s’appeler Stefan ! » On éclate de rire et elle réplique : « Tu n’as pas besoin de te forcer, essaie, puis si ça ne te plaît pas, on efface tout ». Je me dis que ce n’est pas une mauvaise idée, que mon groupe de copines va au moins arrêter de me parler de ça et qu’Alice sera toute contente, car elle aime faire des choses qu’elle pense être bien pour moi. 

Je lui lance : « D’accord, mais après, on se fait un film » Ses yeux pétillent et tout en ayant une mine réjouie, elle accepte. Elle me demande de lui envoyer certaines photos que j’ai sur Facebook et elle sort un ordinateur de son grand sac. Je m’exécute et la laisse au salon pendant que je vais aux toilettes. À mon retour, elle me montre le profil qu’elle m’a créé dans une application de rencontre très connue qui commence par « T » et me demande ce que j’en pense. Je le lis à peine, mais mon nom d’utilisateur me fait glousser : « Vraiment ? Matrioska20 ? ça fait très femme de l’Est qui aime encore les poupées ! » Elle me réponds : « Non, ça te va très bien. Rappelle-toi que Madame Rosset disait que tu ressemblais à une poupée… » Je la coupe :  » Mais on était jeunes !!! » Puis je me suis rappelée que je faisais ce profil pour lui faire plaisir, alors finalement, ce qu’elle mettrait n’était pas vraiment important. J’adore voir ses yeux amusés et heureux. Je lui confirme qu’il est très bien et lui demande comment se passent les choses avec Manuel.

Elle est un peu moins bavarde sur cette nouvelle relation que sur les précédentes et j’ai peur d’apprendre que c’est parce que quelque chose cloche. Elle me dit que ça va bien, qu’il est doux, gentil et au lit ils passent des moments exquis, puis elle ajoute : « La vérité, c’est que je ne t’en parle pas beaucoup, car je ne veux pas te faire de la peine et… » Je la coupe et lui assure : « Tout le contraire. Je suis heureuse pour toi. Je t’aime et je veux le meilleur pour toi. Et quand ça allait mal dans ta relation avec Benoît, tu as bien supporté le bruit que je faisais avec Voldemort quand nous passions du bon temps. » Puis elle me réplique : « Je t’aime aussi ma puce. Alors mon cadeau t’a plu ? » Je lui réponds, de manière taquine: « Beaucoup ! Hier soir, il a bien servi ! Je ne sais pas combien tu l’as payé, mais je pense qu’il a déjà été rentabilisé… »

Je me lève, vais chercher le cadeau que je lui ai acheté depuis un moment déjà et m’assois à ses côtés avant de le lui donner. Elle l’ouvre, je vois ses yeux briller, elle ne dit rien, mais prends mon visage entre ses mains et m’embrasse. Le baiser était sage au début, puis il est devenu, petit à petit, de plus en plus passionné, avec nos langues qui s’entremêlaient. Elle pose le cadeau délicatement sur la table basse, puis son ordinateur portable par terre, mais sans arrêter de m’embrasser. Son corps est maintenant sur le mien. Le reste de fatigue que j’avais encore est parti d’un coup et je profite, sans trop me poser de questions, de ces moments incroyables avec une femme que je trouve magnifique dans tous les sens du terme et qui est en plus une de mes meilleures amies. La première chose qui me passe par la tête est le trio que nous avons fait il n’y a pas très longtemps et qui nous avait permis d’aller encore plus loin dans nos folies. 

Elle pose sa main sur le haut de ma jambe et je crois que c’est ce geste, qui pourrait paraître anodin, qui a fini par déchaîner ma passion et mes envies. J’ouvre les boutons de son chemisier et commence à lui lécher les oreilles, le cou puis le haut de ses seins. Elle enlève mon peignoir et fait de même, mais n’oublie pas d’embrasser l’espace parfois oublié du milieu de mes seins. Nos mains sont joueuses et nous sourions, vraiment heureuses. Puis, elle s’arrête et nos poitrines nues se retrouvent collées l’une à l’autre. Elle caresse doucement mes cheveux pour mettre une mèche rebelle derrière mon oreille et je caresse sa poitrine généreuse en même temps que je me balade sur ses bras et son ventre. Je me fais la réflexion qu’entre nous, ce sera toujours ambigu et que malgré les années qui passent, ça n’a pas l’air de s’arranger.

Elle brise le silence entre nous et me dit : « Merci pour ce cadeau magnifique, ça m’a bouleversé et je n’avais pas de mots pour te dire ce que ça signifie pour moi que tu aies cherché et trouvé cette montre ancienne qui ressemble comme deux gouttes d’eau à celle que ma grand-mère m’avait léguée et qu’on m’avait volée lors d’un voyage en Espagne. » Je lui assure que tout ce que je veux, c’est la voir heureuse. Elle ajoute qu’elle adore me voir heureuse également… et excitée. Nous rigolons et je lui demande si Manuel sait que notre relation amicale est aussi folle. Elle me répond : «Oui, ça a été l’une des premières choses que je lui ai dites au moment de faire sa connaissance. Je lui ai aussi parlé de ce que nous avions fait avec « tu sais qui » dans cette chambre d’hôtel… et depuis, il me demande régulièrement quand est-ce qu’il pourra te rencontrer… » Je lui lâche, tout en rigolant : « Je peux faire cet effort de le rencontrer… mais par pitié, pas dans le même hôtel ! » Elle éclate de rire, puis sort la montre de la boîte et l’essayer. Je l’aide et c’est drôle, car nous oublions presque que nous sommes à moitié nues. Je lui demande si le baiser était sa façon de me remercier et elle me dit que non, que ça a juste été le geste de trop, qu’elle en avait envie depuis qu’elle était arrivée.

Je lui demande si elle veut faire une petite sieste avec moi, ce qu’elle accepte et nous allons dans mon lit. Là, nous parlons orchidée et nos caresses se mélangent où la tendresse et la passion sont reines.

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par Anders Noren.

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